
De Butembo jusqu’à Kisangani, en passant par Bunia, et plus particulièrement à partir de la province de la Tshopo, les citoyens font face à des tracasseries administratives graves et répétées. Tout au long de ce trajet, de nombreuses barrières ont été érigées, transformant la circulation des personnes et des biens en un véritable parcours du combattant.
Tous les services de l’État sont impliqués, y compris les gardiens des parcs, les policiers et les militaires. Même lorsque les voyageurs présentent tous les documents exigés par la loi, ils sont contraints de verser de l’argent. Cet argent est abusivement qualifié de « rapport ». Après la vérification des documents, on exige encore le « rapport ».
Selon les constats sur le terrain, plus de 59 barrières sont installées sur cet axe du pays. Cette situation asphyxie la population, freine les activités économiques et viole gravement les droits fondamentaux des citoyens.
Face à cette réalité préoccupante, Crispin Muyololo Ndariloko, coordonnateur national du Bureau des Inspecteurs des Droits de l’Homme (BIDH), dénonce fermement ces pratiques. Il affirme que la population vit aujourd’hui dans une véritable prison à ciel ouvert, soumise à des contrôles abusifs et à des paiements illégaux à chaque barrière.
Le BIDH appelle les autorités compétentes à agir sans délai afin de démanteler ces barrières illégales, sanctionner les auteurs de ces abus et garantir la libre circulation des personnes et des biens, conformément à la Constitution de la République démocratique du Congo.
La population ne demande que le respect de ses droits.
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Kaponda Médard Théophile, Rédacteur Malaikainfos ✍️
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