Maniema : censé soigner, mais accusé de détruire la jeunesse, le tramadol bientôt interdit dans la Province.

Les produits pharmaceutiques communément appelés tramadol seront bientôt suspendus dans la province du Maniema. L’annonce a été faite par le Gouverneur MUSSA KABWANKUBI MOÏSE lors d’une rencontre avec le Comité Provincial de la Jeunesse (CPJ), le dimanche 08 février 2026, à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux organisée par cette structure.

Invité d’honneur à cette activité, le chef de l’exécutif provincial a exprimé sa vive inquiétude face à la montée de l’insécurité et à la dégradation du comportement de nombreux jeunes dans la ville de Kindu. Selon plusieurs rapports sécuritaires en sa possession, le tramadol, au même titre que le chanvre et l’alcool, joue un rôle majeur dans la destruction de la jeunesse.

Ces rapports révèlent notamment qu’un jeune peut consommer plus de vingt (20) comprimés de tramadol et rester dans un état d’ivresse ou de dépendance pendant une période allant de 48 à 72 heures, avec des conséquences graves sur sa santé physique et mentale.

Face à cette situation jugée alarmante, MUSSA KABWANKUBI MOÏSE a annoncé son intention d’interdire l’entrée et la commercialisation du tramadol sur toute l’étendue de la province du Maniema. Selon lui, ce médicament, censé soulager la douleur, cause plus de dégâts qu’il n’apporte de guérison lorsqu’il est utilisé de manière abusive.

Le Gouverneur a également exprimé le souhait de convoquer une réunion élargie avec les jeunes de la province, en vue de les sensibiliser et de prendre des mesures fortes et dissuasives pour mettre fin à ce fléau qui menace gravement l’avenir de la jeunesse maniemienne.

Signalons par ailleurs que le Gouverneur Musafari Nkola Mioma, durant son mandat, avait déjà pris une décision similaire en interdisant l’entrée et la commercialisation des boissons alcoolisées dénommées STARK, communément appelées Kasangidi, sur toute l’étendue de la province du Maniema. Cette mesure visait à protéger la jeunesse contre les effets néfastes de la consommation abusive des substances psychoactives. Toutefois, plus d’un lecteur s’interroge aujourd’hui sur le sort réservé à un autre produit pharmaceutique largement consommé, le diazépam, également considéré comme l’un des principaux facteurs de la dégradation morale et sociale de la jeunesse, surtout en périodes festives.

Une décision ferme qui s’inscrit dans la lutte contre la délinquance juvénile, la toxicomanie et l’insécurité dans la province du Maniema.

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Kaponda Médard Théophile,
Journaliste, Rédacteur Malaikainfos ✍️

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