
L’étau se resserre pour David Kikuni Israel. L’Association des Négociants du Maniema (ANEMA) a officiellement convoqué une Assemblée Générale Extraordinaire pour ce vendredi 20 février 2026 à Kindu. Sous la direction du président intérimaire Useni Lubangula Dompierrot, cette réunion au sommet semble marquer la fin de règne pour le président suspendu, dont le départ définitif est désormais au centre de toutes les attentes de la corporation.
Le dossier à charge contre David Kikuni est accablant et ne laisse que peu de place au doute. Le Conseil d’administration l’accuse formellement de détournement présumé de fonds, d’occupation illégale des bureaux administratifs et de multiples irrégularités de gestion. Cette assemblée n’est pas qu’une simple formalité ; elle ressemble à un procès administratif visant à restaurer l’intégrité de l’association face à des pratiques qui ont terni l’image des négociants du Maniema.
Au-delà de la sanction humaine, l’enjeu est avant tout financier et stratégique pour la province. Les comités locaux devront présenter des statistiques précises sur les produits miniers vendus, une preuve de transparence indispensable pour exiger la rétrocession due par le gouvernement provincial. Le maintien ou le départ de la direction actuelle est donc directement lié à la capacité de l’ANEMA à récupérer ses fonds et à défendre les intérêts économiques de ses membres.
Le rendez-vous de ce vendredi à 10h00 au bureau administratif de Kindu s’annonce donc comme le point de non-retour. Entre la présentation officielle de la suspension et les débats sur l’avenir de la gouvernance, l’issue semble inévitable : l’ANEMA s’apprête à tourner définitivement la page Kikuni pour ouvrir une nouvelle ère. La communauté des négociants reste en haleine, car l’issue de cette rencontre redéfinira durablement le leadership minier dans la région.
Affaire à suivre… Qui vivra verra !
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