
À Kindu, chef-lieu de la Province du Maniema la situation du macadam devient de plus en plus alarmante. Ce qui devrait être des routes praticables s’est transformé en véritables champs de trous, mettant en danger la vie des citoyens au quotidien.
De la tribune centrale jusqu’au Pont Mikelenge, la dégradation est évidente. Sur cet axe pourtant très fréquenté, les véhicules zigzaguent pour éviter des nids-de-poule devenus profonds et dangereux. Une simple pluie suffit désormais à aggraver la situation et à transformer la route en un véritable piège.
Du côté de la cité — où se trouve le bureau de l’Assemblée Provinciale du Maniema — la réalité choque davantage. Les élus provinciaux y passent jour et nuit à bord de leurs véhicules, empruntant ces routes dégradées sans qu’aucune action concrète ne soit engagée. Comment expliquer un tel silence face à une situation aussi visible ?
À l’entrée de l’avenue Lwembe, près du bureau provincial de la Commission Électorale Nationale Indépendante, en direction de l’évêché, les accidents sont presque devenus une routine. Chaque jour qui passe sans intervention est un risque supplémentaire pour les usagers.
Vers Tokolote, la situation frôle l’abandon total. Cette route principale menant notamment vers le cimetière est empruntée par tous : véhicules, motos et piétons. Pourtant, elle est dans un état de dégradation avancée, comme si la vie de ceux qui l’utilisent ne comptait pas.
Et de l’autre côté du Fleuve Congo, dans la commune d’Alunguli, c’est un enfer à ciel ouvert. Là-bas, circuler devient un défi quotidien, renforçant le sentiment d’oubli et d’abandon.
Faut-il rappeler que les routes ne sont pas un luxe, mais un droit fondamental pour toute population ? Faut-il attendre des drames irréversibles pour voir une réaction ?
Aujourd’hui, certains citoyens en viennent à se demander s’il est mauvais de tenter eux-mêmes de réparer ces routes, avec du sable et du ciment. Une solution certes temporaire, mais qui témoigne du désespoir d’une population laissée à elle-même.
Où est la mairie ? Où sont les services techniques ? À quoi servent les autorités si les problèmes les plus élémentaires restent sans réponse ?
Kindu mérite mieux. Sa population mérite d’être protégée, écoutée et respectée. Le silence et l’inaction ne peuvent plus être une réponse.
Agir n’est plus une option. C’est une urgence.
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Kaponda Médard Théophile, journaliste ✍️
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